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Tomber des nuesCe scénario d’introduction à Shadowrun cherche avant tout à mettre l’accent sur l’ambiance de l’univers et tout particulièrement sur les détails lourds qui expliquent pourquoi certaines personnes peuvent voir les runs comme un moyen de gagner leur vie. Pour 3 à 4 joueurs, avec des prétirés, et une partie de 2 à 3 heures. IntroductionLes personnages [1] font partis d’une bande de clochards écumant les rues de Redmond, ce sympathique quartier de Seattle connu pour son absence complète de force de l’ordre et sa criminalité record. Or en ce beau jour de printemps, ils tomberont sur une valise pleine de l’argent de la drogue que devait sous peu récupérer la mafia. Après un petit temps de bonheur où ils pourront résoudre quelques uns de leurs problèmes (ou pas), la mafia finira nécessairement par leur tomber dessus pour les ramener à la brutale réalité. Le système de règle reprend celui de Shadowrun sans en introduire toutes les subtilités. Les fiches de personnages sont réduites aux caractéristiques et aux compétences, la magie est évidemment absente, du moins pour les joueurs [2], et le bon chrome risque de ne pas être du bon côté pour ces derniers. Bref, un scénario d’ambiance où les joueurs devront se reposer sur leur astuce tout en apprenant les règles petit à petit. Scène I : Une découverte primesautièreAlors que nos chers amis sont en train de fouiller les poubelles par cette pluvieuse après-midi de printemps, ils découvrent sous leurs yeux ébahis un superbe attaché-case en cuir noir contenant un certain nombre de créditubes certifiés argent pour une valeur globale d’environ 100.000 ¥. La mallette en question ne comporte aucun nom et il n’y a personne en vue. S’ils décident tout de même d’attendre, un type tranquille d’apparence européenne viendra récupérer l’argent le lendemain matin avec les premiers rayons de l’aube. Cet agent est un samouraï de rue au service de la mafia italienne, n’espérez pas en venir à bout. Normalement, les personnage ont suffisamment de motivations pour sauter sur l’occasion et récupérer le pactole. Sinon eh bien ce sont des gros nuls, que voulez vous. Scène II : Ils sont derrière nous !Une fois que les joueurs ont récupéré l’argent laissez leur un bon temps de répit pour qu’ils en profitent. De toute manière la mafia n’a encore aucun moyen de les localiser mais commencera à informer ses agents de manière à pouvoir mettre la main sur le colis. On ne va pas laisser autant d’argent dans la nature non plus. De leur côté les joueurs devront certainement commencer à gamberger pour déterminer quoi faire de tant d’argent ce qui n’est pas à proprement parler une mauvaise chose. N’hésitez pas à réaliser leur désir avec un peu de bonne volonté après tout nous ne voulons pas qu’ils aient tout l’argent sur eux lorsque ces messieurs viendront le leur réclamer n’est-ce pas ? Cela dit, dès que les joueurs commenceront à se faire remarquer, d’une manière ou d’une autre, les agents les repéreront et commenceront à les surveiller de manière à être surs de suivre le bon gibier avant de fondre sur eux avec une petite équipe. Puisqu’il n’y a pas besoin à priori de sortir les grands moyens. Environ quatre ou cinq types armés de petites armes de poings devraient suffire.
C’est à ce moment précis que les choses se corseront car les personnages n’auront tout simplement pas les moyens de rendre l’argent et la mafia ne vas certainement pas se contenter de leur casser la tête, d’autant que ce serait contre-productif. EnvoiLes personnages auront donc le difficile devoir de choisir que faire face à la mafia. La meilleure solution est sans doute de récupérer tout l’argent est de tenter de fuir Seattle quitte à y rester. Si les personnages choisissent l’option de tout rendre la mafia leur expliquera qu’il manque quelques billets, quitte à mentir sur la véritable somme, et ils finiront par obliger les personnages aux pires actions pour tenter de rembourser leur dette : prostitution et vente d’organe si vous êtes gentils, test de médicaments et de drogues, faux aveux pour détourner les soupçons du vrai criminel, etc. si vous êtes méchant. Je vous fais confiance. Se rendre à la police pour tenter d’obtenir une couverture peut être une option si les personnages ont encore la valise. Sinon on les prendra pour des affabulateurs et on les éconduira poliment mais fermement : « C’est pas l’armée du salut ici monsieur ! » et sauf à se ranger sous la protection des Russes ou des Japonais, il n’y a pas beaucoup de secours à espérer. Grain de sel : Deux pour le prix d’unSi vous vous sentez d’humeur très méchante, voici de quoi plonger vos joueurs un peu plus profondément en enfer : la scène se passe dans une clinique privée du centre ville. M. PleinDeThune ne va pas tarder à y passer si on ne lui trouve pas rapidement un donneur de moelle compatible. Heureusement, en fouillant un peu dans les dossiers, il s’avère qu’un bon fournisseur remplit tout les critères. C’est un nain clodo duquel on a prit les yeux il y a six mois pour les remplacer par de la camelote avec un émetteur GPS en prime. La chasse est ouverte ! Grain de poivre : Ah, monsieur Thomas ShiffneySi Tom décide de mettre de l’argent sur son compte, l’hôpital qui l’a soigné après « l’accident » reprendra contact avec lui pour finir de rembourser ses dettes. Si la somme est importante, ils sauront se montrer persuasifs. Les PrétirésTom (Humain, 15 ans) Tu es à la rue depuis 2 ans maintenant, depuis que tes parents sont morts dans l’explosion de l’appartement due à une conduite de gaz défectueuse. Du moins, ça c’est la version que la police t’a présentée et dont tu as bien été obligé de te contenter. Avant le drame, tu avais presque une chance d’avoir un avenir car contrairement à la plupart des jeunes dans ton immeuble, tu avais de plutôt bons résultats scolaires et quelques économies de côté pour te payer des études. Malheureusement, toutes tes économies furent rapidement brûlées (sans ton avis) pour te payer tes frais médicaux et comme tu n’avais pas de famille, tu tombas rapidement dans la rue et dans l’impossibilité de trouver un logement. Puis commença le cercle traditionnel de la rue. Un emploi ? Pour cela il faut un logement mon bon monsieur ! Un logement ? Pour cela il faut un emploi, soyons sérieux. Tu cherchas d’abord à t’en sortir mais tu finis au bout d’un an par subir de plein fouet un hiver long et rigoureux et malgré le fait que tu te soit trouvé un petit coin dans un squat tenu par des orks, tu compris bien vite qu’il ne servait à rien de vouloir s’en sortir. Après quelques petits délits tu finis par te faire repérer par une bande de bikers violents qui t’apprirent que chasser sur le territoire d’une bande n’était pas la meilleure idée que tu ais pu avoir. Le tabassage en règle te laissa sans force et tu te fis récupérer par une couple de clochards Jin et Huang, une humaine et un ork, qui t’aidèrent à te remettre sur pied et avec qui tu es passé ces trois derniers mois pour les remercier et car de toutes manières, tu n’as plus nulle part où aller. Tout ce que tu attends depuis c’est avoir un tremplin pour pouvoir trouver un logement, un emploi et sortir de la rue.
Compétences :
Possessions :
Jin (Humaine, 20 ans) Née d’un père haut placé dans une multinationale spécialisée dans la publicité et les communications et d’une mère japonaise travaillant au centre de Downtown, ton enfance aurait pu être parfaite. Mais elle ne le fut pas. Ton père disparut à jamais neuf mois avant ta naissance et ta mère (une pute bunraku, pour ceux qui ne savent pas lire entre les lignes) mourut alors que tu avais sept ans d’une maladie sexuellement transmissible après avoir dépensé tout son argent dans de coûteux traitements. Tu survécus jusqu’à l’automne en volant de quoi manger dans les petits magasins de Redmond mais tu compris rapidement que tu ne pourrais pas tenir toute ta vie comme cela. Tu hésitas longtemps assise sur le parvis d’une vieille église déserte et finis par te résigner à rentrer dans un bordel de mauvaise qualité qui te permettrait au moins de passer l’hiver. Tu passas environ cinq ans dans cet endroit malsain et franchement glauque dont le patron alcoolique ne cessait de te frapper pour que tu lui rembourses des dettes imaginaires et tu finis par fuir à treize ans en compagnie d’un orc au grand coeur, Huang, ancien client que la fortune avait frappé aussi bien que toi. Depuis huit ans, vous vivez donc de fortune avec votre caddy pour seul richesse. Il y a trois mois vous avez trouvé un pauvre jeune franchement amoché après une bagarre avec un gang et vous avez décidé sur un coup de tête de vous occuper de lui. Peut être est-ce dû au fait que tu es enceinte de cinq mois ? (Tu n’as pas encore osé le dire à Huang.) Ce Tom est un brave type plutôt sympa et pas mal dégourdi mais encore un peu fou qui ne cesse de répéter qu’il peut vous tirer de là s’il arrive à trouver un emploi ; comme si on embauchait les clochards aujourd’hui ! Parfois un nain, Fred, se joint à vous lors de vos fouilles. Vous le tolérez car c’est un type intelligent et qu’il vous a déjà sauvé la mise une fois, mais tu ne l’aimes pas trop. Depuis six mois, il a des yeux cyber à la place de ses anciens yeux bleus. Il n’en parle jamais mais tu ne sais que trop bien ce qui a pu se passer, des yeux comme ceux de Fred valaient bien 800 ¥.
Compétences :
Possessions :
Huang (orc, 25 ans) Ton passé aurait pu être plus noir par rapport à ce que tu as croisé dans la rue. Tu as eu une enfance presque normale, du moins pour un ork. Tu es donc né dans une famille de neuf enfants. Ton père avait un emploi stable comme videur dans une boite de nuit plutôt hard. Bien sûr il revenait souvent avec des marques de coups mais au moins vous aviez de quoi manger toi et ta fratrie. Quand tu as été suffisamment grand vers l’âge de 14 ans, tes parents t’ont fait comprendre qu’il était temps de quitter le nid et tu es parti pour l’aventure afin de laisser un peu de place à tes frères. Tu trouvas un emploi de sécurité assez mal payé mais largement suffisant pour te payer un tout petit appartement sous les toits de Redmond et quelques loisirs de temps en temps. Mais un jour de travail, tu finis par recevoir la visite d’une bande de professionnels lourdement armé et bien mieux entraînés que toi qui mirent la tête au carré à à peu près tout le monde dans le bâtiment. Comme tu étais le plus grande gueule — en plus d’être un ork — et que l’affrontement t’avais laissé une jambe sérieusement amochée, on te donna rapidement ta feuille de licenciement. Tu as dû gueuler fort pour que ton patron remplisse son contrat et remplace ta jambe, mais ce salaud t’a juste refilé une vieille merde en fer blanc avant de te jeter hors de sa boite (au sens propre, comme au figuré). Mais le pire, c’est que ce connard avait fait courir la rumeur comme quoi tu n’était qu’un bon à rien. Toutes tes tentatives pour retrouver un emploi se révélèrent donc couronnées d’échec et tu finis par devoir rendre ton appartement pour aller courir les squats. Finalement en désespoir de cause, tu sautas sur la proposition de Jin, une prostituée qui t’avait avoué vouloir fuir avec toi pour trouver le bonheur. Faute de fuir, vous avez tout de même trouvé une certaine forme de tranquillité dans une petite tente que vous traînez dans les différents recoins de Redmond et gagnez de quoi survivre en fouillant les poubelles pour récupérer les restes de repas et en grattant les métaux rares sur les cartes de silicium. C’est Fred un nain, qui vous a filé le tuyau et vous parcouriez régulièrement les poubelles tout les trois. Mais récemment, un quatrième lascar s’est joint à votre bande. C’est un jeune humain que vous avez retrouvé après qu’il se soit fait tabasser par les Crimson Crush. Jin a absolument tenu à lui porter secours, comme si vous aviez les moyens de subvenir aux besoins de trois personnes — tu ne sais pas pourquoi mais tu la trouves étrange ces derniers temps. Bon, faut reconnaître que le gamin est plutôt doué et comprend vite même si c’est un jeune encore plein d’illusion et d’espoir. Tu espères juste qu’il ne s’y accrochera pas trop longtemps. Il faut avoir les deux mains libres pour survivre dans la rue.
Compétences :
Possessions :
Fred (nain, 26 ans) Depuis combien de temps ères-tu dans les rues de Seattle ? Honnêtement tu en as perdu le compte. D’une part car le temps passe différemment ici, d’autre part car tu as oublié le début de cet enfer ! Pour autant que tu t’en souviennes tu as toujours vécu ici. Parfois tu te dis que tu as dû sortir d’une poubelle un matin avec ton sac sur le dos et une longue barbe déjà crasseuse. Et qu’un soir, tu rentreras dans une poubelle et tu disparaîtra pour toujours. Bon c’est surtout après avoir gratté les cartes au silicium toute la journée avec des produits pour le moins nocifs que tu te fais ce genre de réflexions. Désespéré tu te roules alors dans une poubelle pour plonger inlassablement dans ce souvenir vieux de six mois où tu revois les quatre hommes t’embarquer dans une fourgonnette pour t’arracher tes yeux et t’implanter à la place des yeux en métal qui te grattent horriblement et te donnent une très mauvaise vision de loin. Parfois tu rêves de t’arracher les yeux juste pour passer une journée sans cette sensation de vivre derrière un hublot. Dans la ville, tu rôdes de groupe en groupe pour essayer de trouver un peu de compagnie et ne pas courir seul les rues de cette cité puante. Car même après autant de temps tu as toujours peur de rester seul dans la nuit. Tu rêves d’une fille qui pourrait t’aimer et te comprendre, tu la retrouves parfois quand tu as bu assez ou que la drogue efface pour un temps la réalité. Mais tu sais qu’elle repartira toujours. Jin elle, reste. Elle est mignonne même si elle est toujours un peu froide quand tu es là. Mais il y a son grand ork de mari Huang. Tu ne sais vraiment pas ce qu’elle peut lui trouver car il ne dispose pour seul avantage que de sa carrure de videur de boîte. Ce matin quand tu es venu les retrouver après quatre mois que vous ne vous étiez pas vu, ils étaient en compagnie d’un jeune gamin bizarre nommé Tom. Ça ne peut pas être leur enfant n’est-ce pas ? À moins qu’ils l’aient trouvé dans une poubelle ?
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Les Shadowforums, version 3.0 (alpha)mardi 28 août 2012
La semaine dernière, le forum est tombé dans une embuscade du Vory. Récupéré à temps par le sysop, il s’est retrouvé dans l’atelier du charcudoc, en bien mauvais état. Heureusement, nous pouvons le renconstruire. Nous avons la technologie pour ça. Nous pouvons en faire un forum, plus fort, plus rapide... en un mot : meilleur. Et c’est justement ce qui est en train de se faire, petit à petit. En attendant, le Cyber-Espace continue son business comme d’ordinaire, avec pour cette semaine une nouvelle fournée des drones de Valérian, mais il faut bien avouer que ses réserves prêtes à la publication diminuent de semaines en semaines. Donc si jamais vous voulez donner un coup de main à la relecture ou fournir une aide de jeu, un scénario, une nouvelle ou que sais-je encore, c’est le moment ! |
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