8.41 - Épisode I - Crazy Little Things Called Love

Conditions du scénar

Date : 18 mars 2012
Lieu : Bureau de chez les parents de Kyomi
MJ : Leoric
Joueurs/persos : Jude/Lucky – Max Anderson/Appollo – Genosick/Le Banquier – Renard Fou/Falkirk
Anecdote : 6h de pur roleplay entre minuit et 6h du mat’. On a dû faire 3 jets de dés (et encore). Et Renard qui a passé tout ce temps à nous attendre tout seul en Écosse. Et HK qui fout la merde dans mes relations de couple.

Ce qui s’est passé

« Putain mais tu te fous de ma gueule ?! T’appelles à 4h du mat’ pour que je file un coup de main à ton 2ème plan cul ? Ha non pardon, ton mec ! » 

Ok, visiblement c’était mal parti. Pour que ça soit plus clair, il faut sans doute que je revienne quelques mois en arrière.
...
Au début, il y avait ce mec. Sans doute le plus beau que j’aie jamais vu de ma vie. On a fait notre premier boulot ensemble et à la fin j’ai réussi à le ramener chez moi. Au bout d’un moment, on a fini par se mettre ensemble « pour de vrai ». Il était adorable, attendrissant, drôle, naïf, en plus d’avoir un physique ridiculement parfait. Ha, et le détail qui tue : il était amnésique. Son plus vieux souvenir remontait à quelques mois, au moment où il sortait d’une cuve. J’étais bien avec lui parce que c’était « gentil », à défaut de trouver un meilleur terme. Il me faisait oublier tous les trucs crades qu’il pouvait y avoir dans ma vie.
Putain, et dire que j’avais pas eu de petit ami depuis 6 ans !
Bref, ça c’était Appollo*

Ensuite, y’a eu cet autre mec. Au début avec lui c’était juste récréatif, les choses n'étaient pas encore sérieuses avec Appollo, alors je m’amusais. Et puis on s’est rencontrés lors d’un boulot à Lagos, et le cadre incitait pas mal à la détente. Qu’est-ce qui m’a attirée chez lui ? Il était plus vieux que moi (ben ouais ça joue !), vaguement beau gosse (une tête d’aryen en fait), il avait de la conversation et débordait de confiance en lui.
C’est à la run suivante que tout est parti en couille. On a fait ce boulot ensemble, et ça a été moche. Très moche. Je garderai toujours en tête cette image de nous 2 sous la douche, essayant de faire partir tout ce sang sur nos bras…
Du coup, après ça, j’ai continué à coucher (et à boire) avec lui parce qu’il SAVAIT. Il savait ce que j’avais fait parce qu’il avait fait la même chose. Il savait ce que je ressentais parce qu’il ressentait la même chose. Pour moi, c’était un mélange entre un frère d’arme et mon alter ego. Je suppose que les moments qu’on passait ensemble c’était pour essayer de combler un vide.
Voilà, ça c’était Le Banquier.

Chacun d’eux était au courant de l’existence de l’autre, et ça n’avait pas l’air de les déranger. Il y a quelques temps de ça, j’ai cru que je pourrais régler certains problèmes de mon passé. Mais en fait ça n’avançait pas, je n’avais ni preuve, ni vengeance. C’est comme ça que je me suis retrouvée à déprimer un soir, et à avoir envie d’alcool. Et de sexe. Et de réconfort. Alors j’ai appelé Appollo, et je lui ai demandé de me rejoindre dans un bar pas loin de chez moi. J’étais déjà bien entamée quand il est arrivé. Les souvenirs du reste de la soirée sont assez flous, mais je sais que je me suis comportée comme une vraie garce avec lui, qui essayait tant bien que mal de me soutenir.

Souvenir suivant : un hurlement. Il était 4h du matin et j’étais réveillée en sursaut avec une méchante gueule de bois par-dessus le marché. On était dans ma chambre, et dans le lit à côté de moi, Appollo s’était redressé**, il était en sueur, haletant, et surtout, ce que m’a fait vraiment flipper, c’est qu’il avait l’air paniqué, voire terrorisé.
Putain, je l’avais jamais vu perdre son sang-froid. Normalement il était toujours calme, maître de la situation, de bonne humeur en permanence, et là il se met à hurler en pleine nuit ? Ça craignait vraiment. Il était temps que j’oublie la barre sous mon crane et mes propres problèmes et que je l’aide. C’était mon copain après tout. Je voulais pas le perdre.

Quelques verres de lait (il ne boit pas de café) et explications plus tard, j’avais compris que ce qui le tracassait c’était son passé. Pour résumer : il n’en avait pas.
La première réflexion que je me suis faite c’était un truc vraiment égoïste : « Tu te rends pas compte de la chance que t’as. Moi j’ai un passé, mais il est tellement moche que souvent j’aimerais bien tout oublier. ». Évidemment j’ai fermé ma gueule. C’était pas le moment de nous déprimer encore plus, et visiblement il n’était pas capable d’avancer en laissant les choses telles quelles.

Ok, on allait donc enquêter sur le passé d’Appollo et essayer de découvrir d’où il venait. Comme pistes : l’endroit où il a été trouvé et une espèce de trip magico-mystique dans lequel il avait vu une femme et une petite fille qui lui ressemblait.

Et là, j’ai eu la pire idée de ma vie :
« Bon, tes premiers souvenirs c’est toi sortant d’une cuve dans une espèce de labo secret c’est ça ? Alors écoute, je connais un gars qui lui a été carrément élevé en cuve. Il m’a raconté qu’il faisait partie d’une série de clones. Peut-être qu’il pourra t’aider, il en sait sans doute plus que nous là-dessus. »
Évidemment, ce mec, c’était Le Banquier. Je lui ai alors envoyé un message qui résumait la situation et lui demandait s’il savait quelque chose qui pourrait aider Appollo…
Bon, apparemment, il ne dormait pas, il avait eu le message tout de suite, et ça ne lui plaisait pas. Il m’a rappelée immédiatement après, et il était pas content.
« Putain mais tu te fous de ma gueule ?! T’appelle à 4h du mat’ pour que je file un coup de main à ton 2ème plan cul ? Ha non pardon, ton mec ! »

Il a quand même fini par accepter de nous aider, on a enquêté, et là on est en route pour aller au Tir. Oui, tous les 3 (plus un autre mec chelou). Oui oui, Le Banquier nous accompagne. Et quand je lui ai demandé pourquoi il s’impliquait autant dans une affaire personnelle qui ne le concernait pas, il m’a fait la plus belle déclaration que j’aie jamais eue de ma vie.
« Si tu disparais, je foutrai le Tir à feu et à sang ! »
Ho putain. Merde. Je crois que je suis amoureuse de 2 mecs. Et on est parti pour une mission suicide. Et il y en a un qui a été entraîné dans tout ce bazar par ma faute. Et merde.

C’était pas le moment

J’aurais dû choisir entre les deux, mais c’était pas le moment !

* Non, il n’y a pas de faute d’orthographe. Il écrit vraiment son nom comme ça.

** Ha tiens, on était encore habillés, je devais être trop déchirée pour pouvoir baiser.

 

Sulli'
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Hébé... O_o Ca tient

Hébé... O_o Ca tient extrèmement bien la route pour une intro, et c'est sacrément torché côté style. Donc.... next ?